Publié par : Perspectives Internationales | 07/08/2012

Conférence-débat « Secret et Nucléaire »

Dans le cadre de la sortie du premier numéro de Perspectives Internationales au mois de janvier dernier, une conférence suivie d’un cocktail aura lieu :

Jeudi 08 mars 2012, 18h30-20h30

Sur le thème du secret dans le nucléaire

Sciences Po Paris, Salle H405, 28 rue des Saints-Pères 75007 Paris

La question du nucléaire est prégnante dans la diplomatie internationale depuis le milieu du XXsiècle jusqu’à nos jours et est sujette à de nombreux questionnements et débats. En effet, qu’il s’agisse de nucléaire civil ou militaire, les recherches et productions nationales ont toujours été entourées d’opacité, nourrissant à la fois la curiosité et l’inquiétude de la communauté internationale. L’absence de transparence dans le domaine nucléaire se situe à la fois entre les États eux-mêmes (qui ne veulent pas révéler l’avancement exact de leur programme militaire à des fins stratégiques) ; et entre les États et leurs populations (qui sont mal informées des risques liés à de telles activités). Les rapports incomplets, les fausses déclarations et la dissimulation d’incidents sont tolérés par l’opinion publique internationale jusqu’à l’éclatement de crises ou d’incidents – par exemple la crise de Cuba pendant la Guerre Froide ou beaucoup plus récemment, le cas de la centrale nucléaire Fukushima au Japon.

La tradition du secret dans le nucléaire est alors complètement remise en question et soulève de multiples interrogations : le secret nucléaire est-il nécessaire ? En d’autres termes, peut-on revendiquer un droit à l’information dans le domaine du nucléaire ? Si oui :

a) dans quelle mesure : comment différencier ce qui relève de l’exigence de transparence envers le grand public de ce qui doit rester réservé à l’État pour ne pas compromettre sa sécurité ?

b) comment : quels acteurs peuvent agir efficacement dans la promotion de la transparence ? Quid du rôle des institutions internationales ?

Pour débattre de ces questions, nous aurons le plaisir d’accueillir :

  • Monique SENÉ, chercheuse au CNRS, cofondatrice du Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN).
  • Michel LALLIER, membre du Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité nucléaire, et représentant de la CGT.
  • Dominique MONGIN, docteur en histoire (La genèse de l’armement nucléaire français), enseignant à Sciences Po Paris.

 

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